Étienne Martin-Commandeur ne le cache pas : l’usine automobile Stellantis de la Janais, au sud de Rennes, « a connu des hauts et des bas ». Des hauts dans les années 2000, avec 12 000 salariés et des chaînes produisant jusqu’à 340 000 véhicules par an. Des bas dans les années 2010, où, sur fond de montée de la concurrence internationale et de baisse du marché automobile, les plans sociaux se succèdent, allant jusqu’à menacer le site de fermeture.
Mais tout cela, veut croire le directeur de la Janais, est désormais du passé car l’usine s’apprête à connaître un regain d’activité. La raison ? Le lancement commercial d’une nouvelle version du C5 Aircross, à partir de septembre. Au sein de la galaxie des usines Stellantis, c’est Rennes qui a été choisie pour produire ce SUV haut de gamme de Citroën, qui sera proposé en motorisation thermique, hybride, hybride rechargeable ou électrique.
Contraste
Pour livrer les concessions, les chaînes rennaises vont tourner à plein régime. « Nous visons 100 000 véhicules par an sur les trois prochaines années », annonce Étienne Martin-Commandeur. Un chiffre qui contraste avec les dernières années (77 000 en 2023, 67 000 en 2024), marquées par la crise sanitaire et une pénurie mondiale en composants électroniques. « Depuis 2013, la production n’a cessé de décroître mais nous atteignons un palier et nous nous relançons. C’est un moment historique », estime le dirigeant.
En obtenant un nouveau véhicule, l’usine a réussi son pari : gagner en compétitivité à coups de réorganisations et de restructurations (ils sont aujourd’hui 2 000 à travailler sur le site, intérimaires compris). Une stratégie qui a convaincu l’état-major de Stellantis et déclenché un investissement de 160 millions d’euros. À la clé : un atelier ferrage flambant neuf, une nouvelle activité d’assemblage de batteries et l’internalisation de l’injection plastique.
Le nouveau C5 Aircross se positionne sur un segment de marché haut de gamme. Il sera commercialisé avec des prix compris entre 35 000 et 50 000 euros. (Photo archives Le Télégramme/Guillaume Bietry)
Deuxième équipe
À ce stade, le site breton ne fabrique qu’une vingtaine de nouveaux C5 Aircross par jour. Mais à partir de septembre, la production en série sera lancée. « La cadence augmentera pendant les six semaines suivantes pour atteindre le plein régime à la mi-octobre », explique Jean-Philippe Pérennès, responsable du lancement industriel. L’usine produira alors 400 véhicules par jour, ce qui nécessitera d’embaucher environ 200 personnes pour passer d’une équipe et demie à deux équipes. Et pourquoi pas davantage en créant une équipe de nuit et en travaillant les week-ends.
Tout dépendra du succès commercial du véhicule, dont les prix oscilleront entre 35 000 et 50 000 euros. « On y croit totalement », lance le patron de Citroën France, Édouard George. L’homme veut faire du nouveau C5 Aircross le « vaisseau amiral » de la marque aux chevrons. Une gageure sur un segment SUV ultra-concurrentiel et sur un marché de l’automobile neuf en baisse depuis plusieurs mois.
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