Ces dix grandes marées fracassantes sur la digue du Sillon à Saint-Malo

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Les grandes marées ont causé d’importants dégâts à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) au fil des décennies. Des établissements ont parfois été détruits par la puissance des vagues. L’état de catastrophe naturelle a été reconnu cinq fois pour la ville de Saint-Malo au cours des 60 ans dernières années.

1. « Des agents bloqués dans la cour de la mairie »

1962. Les 5 et 6 avril 1962, les grandes marées ont causé des dégâts estimés à « plusieurs millions d’anciens francs », selon Hugo Besnier qui s’est procuré un journal de l’époque. La mer a ouvert une longue brèche sur la digue. « Des pierres ont roulé jusqu’au Casino. » « Plusieurs vitres ont été brisées notamment au cinéma Émeraude Palace, l’agence Citroën et d’autres magasins qui bordent le Sillon ». Les vitres d’un hôtel-restaurant ont été brisées par les vagues. Elles ont ravagé l’intérieur du bâtiment. Même les agents municipaux ont été bloqués dans la cour de la mairie. La mer est passée par une petite porte qui mène à la plage de l’Éventail. L’ouverture a été condamnée depuis cette inondation.

2. « Un mur de l’école de police s’effondre »

1979. Le mur de l’école de police, rue Hippolyte-de la-Morvonnais, s’est écroulé sous la puissance de l’eau, jeudi 29 mars 1979. « La mer a rompu les digues. Plus de 1 000 maisons ont été inondées », indique Hugo Besnier. Des rivières se sont formées emportant des voitures. On a pu voir jusqu’à 1,2 mètre d’eau dans certaines rues. Un trou s’est formé dans la digue.

Il faut faire vite pour consolider la digue.
Il faut faire vite pour consolider la digue. ©(Photo : Michel Lorand)

3. « L’eau de mer s’introduit dans la piscine du Naye »

1990. La tempête Vivian a frappé les côtes de la Manche, avec des vents de 130 km/h conjugués à un coefficient de 108. Une brèche importante d’environ 25 mètres s’est formée dans la digue entre les Thermes Marins et Rochebonne. « Les pompiers n’ont pas chômé.

Ils ont compté à leur actif plus de 37 interventions dans la journée dont 17 pour des inondations…. Comble de l’ironie, ils ont même dû intervenir à la piscine du Naye pour évacuer l’eau de mer qui s’introduisait dans la piscine par les jointures des baies vitrées, et commençait à inonder les abords du bassin », écrivait Le Pays Malouin à l’époque.

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L’état de catastrophe naturelle reconnu 5 fois

L’état de catastrophe naturelle a été reconnu 5 fois pour la ville de Saint-Malo en 1990, 1996, 2008, 2014 et 2018.

4. « Comme des fleuves en crue »

1996. « Je n’ai pas retrouvé beaucoup d’archives de ce coup de mer, mais j’ai recueilli des témoignages de locaux qui racontent avoir vu des rues perpendiculaires comme des fleuves en crue », explique Hugo Besnier. Ce 20 février 1996, le littoral a été touché par un fort coup de vent de nord pendant une grande marée. 

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5. « Une vague de dix mètres »

2008. « L’addition a été salée pour les clients de la Brasserie du Sillon », écrivaient nos collègues de Ouest-France après la tempête Johanna, le 10 mars 2008. À 21h30, 75 personnes profitaient du spectacle de la mer déchaînée. Soudain, une déferlante a fracassé quatre baies vitrées. L’une d’elles est tombée sur un vacancier qui a « eu dix-sept points de suture au visage ». Le resto a entièrement été dévasté. « On ne distingue plus le plancher sur le sable, des fils électriques pendent au plafond », racontait encore Ouest-France. «Ce jour-là, une houle exceptionnelle s’est propagée jusqu’à Saint-Malo, avec une vague de dix mètres qui a été enregistrée à la bouée de Jersey », poursuit Hugo Besnier. 

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6. « L’eau rentrait côté mer et ressortait sur la chaussée »

2014. Ces 1er et 2 février 2014, le vent n’était pas puissant sur la côte d’Emeraude. « Pourtant, ces coefficients de 114 le samedi soir et de 113 le dimanche matin se montreront destructeurs. Le calme visuel de la mer est incroyable, c’est la signature de la houle longue », indique Hugo Besnier. De nombreux dégâts matériels ont été constatés à Saint-Malo. L’hôtel Le Beaufort situé sur la chaussée du Sillon a été inondé. « L’eau a traversé pendant une heure le rez-de-chaussée », témoignait la propriétaire dans nos colonnes. Les clients avaient été évacués. « L’eau rentrait côté mer et ressortait sur la chaussée du Sillon. Depuis 13 ans que nous sommes installés ici, c’est la première fois que nous subissons de tels dégâts. » À Rochebonne, le bar la Caravelle a aussi subi la colère de la mer. Deux vitres ont été brisées et se sont encastrées sous le bar. « Les bouteilles ont volé. L’eau a tout détruit », soulignait le propriétaire. 

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7. « Une impression d’un front de mer enneigé »

2016. « Un méchant coup de vent, soufflant à plus de 100 km/h et orienté nord-ouest, combiné à une grande marée de coefficient 107 a transformé notre littoral en un magnifique théâtre tempétueux », relatait Le Pays Malouin. La tempête Doris a frappé fort le matin et le soir du mercredi 9 mars 2016. « Les conditions étaient inobservables et dangereuses », indique Hugo Besnier. « Une écume impressionnante, due aux forts embruns plus qu’aux vagues, donnait l’impression d’un front de mer enneigé », écrivait aussi Le Pays Malouin. « Le salon Prorestel a été fermé par crainte d’inondation. Les embruns sont passés au-dessus de l’école de la Marine-Marchande et ont arrosé les passants au niveau de la rue de la Bertaudière », se souvient Hugo Besnier.

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8. « La Brasserie du Sillon sinistrée »

2018. Des rues inondées, des cales gorgées d’eau, des vents violents et des vagues impressionnantes, la tempête Eleanor, conjuguée à une grande marée de 106, n’a pas fait dans la dentelle ce mercredi 3 janvier 2018, au petit matin. « La Brasserie du Sillon a été de nouveau sinistrée », indique Hugo Besnier. La cale de l’Éventail éventrée. La croix du Calvaire en granit sur le Sillon arrachée par un paquet de mer. 

9. « Des habitants évacués » 

2024. La dépression Karlotta a frappé la digue du Sillon. Pour ces grandes marées, avec un coefficient de 107, des rafales ont soufflé à 80 km/h lors de la pleine mer du dimanche 11 février 2024. Des pierres de la digue de la Brasserie du Sillon ont été arrachées. Dans l’urgence, la mairie a déposé des blocs de roche sur le sable pour protéger la digue à la pleine mer du soir. L’établissement a d’ailleurs été fermé temporairement. La mairie avait aussi fait évacuer les quatre logements au-dessus. Le temps de consolider la digue.

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10. « Des inondations importantes

2024. Météo France avait placé le département d’Ille-et-Vilaine en vigilance orange vagues-submersion le mardi 9 avril 2024. La rue Hippolyte de la Morvonnais et le quai Duguay-Trouin ont été complètement inondés. La submersion avait été importante dans les rues. Gilles Lurton, le maire de Saint-Malo, n’avait « jamais vu ça« . 

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